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"Le triomphe de la philosophie serait de jeter du jour sur l’obscurité des voies dont la providence se sert pour parvenir aux fins qu’elle se propose sur l’homme, et de tracer d’après cela quelque plan de conduite qui pût faire connaître à ce malheureux individu bipède, perpétuellement ballotté par les caprices de cet être qui dit-on le dirige aussi despotiquement, la manière dont il faut qu’il tienne pour prévenir les caprices bizarres de cette fatalité à laquelle on donne vingt noms différents, sans être encore parvenu à la définir." Approbation d’Oriane (crayon de papier rouge) : je ne suis pas toujours sûre de tout comprendre même si je comprends plus de choses que la plupart de mes amis ne l’imaginent. Pourtant il m’arrive de percevoir, comme intuitivement, ce qui est dit lorsque cela est bien dit. Être le jouet du destin, ce qui est bien le propre de l’homme, entraîne quatre conséquences contradictoires : 1.Il n’y a aucune entité supérieure et l’homme ne dépend que d’une nature guidée par la seule nécessité perpétuelle d’adaptation donc avançant au hasard dans le seul but d’être. 2.Il y a une entité supérieure qui a des visées, sait où elle va, et dans ce cas son dessein doit être perceptible d’une façon ou d’une autre. 3.Il y a une entité supérieure qui a des visées, sait où elle va et dont une des visées est de maintenir l’homme dans l’impossibilité d’observer ce dessein. 4.L’homme se croit intelligent mais il est stupide.
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